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Le mal de dos est très fréquent et normal

Points clés

Avoir un épisode de mal de dos est tout à fait normal.

La grande majorité des douleurs de dos ne sont pas liées à une blessure grave et guérissent spontanément.

Moins de 5% des cas de mal de dos reflètent un problème qui nécessite une prise en charge spécifique, médicale ou chirurgicale.

Les douleurs du dos appelées « lombalgies » dans le jargon médical ou tour de reins, lumbago plus généralement, ne sont pas associées à une maladie en particulier, mais sont considérées comme des symptômes (Hartvigsen et al., 2018).

Environ 80% des personnes connaîtront des douleurs au niveau de leur dos au moins une fois au cours de leur vie (Balagué et al., 2012). Il est donc normal d’avoir un épisode de mal de dos, de la même manière qu’il est normal d’avoir un mal de gorge, un refroidissement en hiver ou un mal de tête. Lors de l’apparition de douleurs, celles-ci disparaissent spontanément pour la majorité des personnes dans les 6 semaines à 3 mois suivant leur survenue. (Maher et al., 2017 ; National Guideline Centre, 2016).

Même si les douleurs sont souvent très intenses lors d’un épisode aigu de mal de dos (souvent appelé lumbago, tour de rein, lombalgie), dans plus de 90% du temps le mal de dos n’est PAS lié à une blessure grave (Hartvigsen et al., 2018). Dans environ 5-10% des cas, des douleurs dans la cuisse ou la jambe (souvent appelé « sciatique ») peuvent être associées au mal de dos. Dans cette situation, une consultation chez un professionnel de santé est nécessaire afin de s’assurer du bon fonctionnement du système nerveux. Dans la majorité des cas, la situation reste cependant sans gravité et l’évolution sera positive spontanément.

Dans plus de 90% du temps le mal de dos n’est PAS lié à une blessure grave.

Selon les études, entre 1 et 5% des situations de mal de dos reflètent toutefois un problème qui nécessite une prise en charge spécifique, médicale ou chirurgicale (Hartvigsen et al., 2018 ; O’Sullivan & Lin, 2014). Il s’agit notamment des cas de spondylarthrite ankylosante, de fractures, de cancer, d’infection ou encore de syndrome de la queue de cheval (cliquez ici pour davantage d’informations). Il est nécessaire de prendre rapidement contact avec votre médecin afin de réaliser des investigations supplémentaires si vous présentez certains éléments ci-dessous en lien avec votre mal de dos (Norberg, 2017 ; Hartvigsen et al., 2018) :

 

  • Perte soudaine de force ou de sensation dans les jambes
  • Douleurs suites à un traumatisme ou une chute
  • Perte de poids importante sans suivre de régime particulier
  • Historique de cancer
  • Apparition récente de changements sensoriels dans la sphère périanale, d’incontinence urinaire ou de difficultés à uriner
  • Douleurs accentuées la nuit, vous obligeant à vous lever
  • Fièvre apparue avec le mal de dos

Bibliographie

Hartvigsen, J., Hancock, M., Kongsted, A., Louw, Q., Ferreira, M.L., Genevay, S., Hoy, D., Karppinen, J., Pransky, G., Sieper, J., Smeets, R.J., Underwood, M., & Lancet Low Back Pain Series Working Group. (2018). What low back pain is and why we need to pay attention. The Lancet. doi: 10.1016/S0140-6736(18)30480-X                           

Balagué, F., Mannion, A.F., Pellisé, F., & Cedraschi, C. (2012). Non-specific low back pain. The Lancet, 379, 482-491. doi:10.1016/S0140-6736(11)60610-7                                    

National Guideline Centre. (2016). Low back pain and sciatica in over 16s : assessment and management, Assesment and non-invasive treatments. National Institute for Health and Care Excellence : Clinical Guidelines, 59. ISBN 978-1-4731-2188-1

Maher, C., Underwood, M., & Buchbinder, R. (2017). Non-specific low back pain. The Lancet, 389(10070), 736-747. doi:10.1016/S0140-6736(16)30970-9                              

O’Sullivan, P., & Lin, I.B. (2014). Acute low back pain : Beyond drug therapies. Pain Management Today, 1(1), 8-13. Repéré à https://www.researchgate.net/